
À La Rochelle, le port de pêche de Chef-de-Baie sous tension : Jean-Luc Algay menace de suspendre l’activité

La présence de caravanes installées depuis vendredi dernier sur le site du port de pêche de Chef-de-Baie provoque une vive réaction de la direction du port. Jean-Luc Algay, président du port et maire de L’Houmeau, estime que cette situation fait désormais peser des risques trop importants sur la sécurité du site.

L’élu dénonce notamment plusieurs incidents et des problèmes d’incivilités qui, selon lui, viennent compliquer le fonctionnement quotidien du port. Mais c’est surtout la question de la sécurité qui inquiète le président de l’installation portuaire.
Un branchement électrique au cœur des inquiétudes
Parmi les principaux points d’alerte figure un raccordement électrique présenté comme illégal. Son débranchement doit intervenir ce mardi. Jean-Luc Algay redoute qu’une intervention mal maîtrisée puisse provoquer un court-circuit susceptible d’affecter l’ensemble des installations du port.
À cette situation s’ajoutent d’autres risques liés à l’activité du site, notamment en raison de la présence d’ammoniaque. Pour le président du port, la cohabitation actuelle avec les occupants des caravanes devient donc particulièrement préoccupante dans un environnement où les règles de sécurité doivent être strictement respectées.
Jean-Luc Algay a par ailleurs déposé plainte lundi afin de faire constater la situation et les difficultés rencontrées sur le site.
« Quand le risque sera trop important, nous arrêterons »
Face à cette situation, le président du port hausse le ton et n’exclut plus une mesure radicale : l’arrêt de l’activité.
Jean-Luc Algay assume cette possibilité, malgré les conséquences économiques qu’une fermeture du port pourrait entraîner. Il estime que la sécurité doit primer et assure qu’il prendra ses responsabilités si le niveau de risque venait à dépasser un seuil qu’il juge acceptable.
Pour l’heure, la situation reste donc sous surveillance à Chef-de-Baie. Le débranchement du raccordement électrique doit constituer une première étape pour réduire les risques identifiés sur le site. Reste à savoir si les tensions autour de la présence des caravanes pourront rapidement retomber.
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