
Île d’Oléron : 18 enfants ukrainiens accueillis pour quelques semaines loin de la guerre

Après quatre jours et quatre nuits de voyage, dix-huit enfants venus d’orphelinats ukrainiens ont rejoint l’île d’Oléron pour un séjour placé sous le signe du repos et de la découverte. Jusqu’au 3 octobre, bénévoles et accompagnateurs vont leur offrir une parenthèse loin des bombardements et tenter de leur redonner un peu de légèreté.

Une arrivée après un long voyage
Ils sont dix-huit, neuf filles et neuf garçons, âgés de 18 mois à 14 ans. Venus de plusieurs orphelinats ukrainiens, ces enfants ont posé leurs valises sur l’île d’Oléron après un périple de quatre jours et quatre nuits.
Sur l’île, ils vont pouvoir profiter de plusieurs semaines de vacances, découvrir le littoral, la mer et les paysages oléronais. Leur séjour, organisé avec le soutien de bénévoles et d’accompagnateurs, doit se poursuivre jusqu’au 3 octobre.
L’objectif est simple : leur permettre de souffler, de sortir pendant quelques semaines du quotidien imposé par la guerre et de retrouver, autant que possible, une vie d’enfant faite de découvertes, de jeux et de moments partagés.
Ce type de séjour de répit est organisé depuis plusieurs années en France pour permettre à des enfants restés en Ukraine de passer temporairement à distance du conflit. (eduscol.education.gouv.fr)
Une étonnante solidarité entre les enfants
À première vue, rien ne distingue ces jeunes des autres enfants de leur âge. Pourtant, ceux qui les accompagnent ont rapidement remarqué leur grande maturité.
Les enfants ne viennent pas tous des mêmes établissements, mais ils ont rapidement formé un groupe très soudé. Les plus grands prennent naturellement soin des plus petits. Une solidarité particulièrement visible chez les adolescents, qui restent très attentifs aux enfants les plus jeunes.
Ils restent aussi très curieux de leur nouvel environnement. Certains commencent déjà à apprendre quelques mots de français et cherchent à communiquer avec les personnes qui les entourent.
Le ciel reste une source d’inquiétude
Derrière cette apparente insouciance retrouvée, les traces de la guerre restent néanmoins très présentes.
Les accompagnateurs ont notamment constaté une grande vigilance face aux bruits et aux avions. Les enfants observent régulièrement le ciel et peuvent réagir au passage d’un appareil.
Lors de leur première nuit sur l’île, un bruit inhabituel a même provoqué un moment de panique. Le passage d’un engin agricole à proximité de leur lieu d’hébergement a été interprété comme une possible menace venue du ciel.
Des réactions qui témoignent du quotidien auquel ces enfants ont été confrontés. Les spécialistes rappellent que les jeunes arrivant de zones de guerre peuvent être confrontés à un stress important, à la rupture de leurs habitudes et à des expériences potentiellement traumatisantes. (eduscol.education.gouv.fr)
Une parenthèse pour retrouver le goût des vacances
Pour les bénévoles mobilisés autour de leur accueil, l’enjeu est donc de leur proposer autre chose : un environnement sécurisant, des activités et surtout du temps pour souffler.
Pendant plusieurs semaines, l’île d’Oléron devient ainsi leur terrain de découverte. La mer, les balades et les rencontres doivent leur permettre de mettre momentanément à distance les réalités de la guerre.
Jusqu’au 3 octobre, les bénévoles et accompagnateurs espèrent surtout leur offrir ce qui paraît aujourd’hui le plus précieux : quelques semaines durant lesquelles ces dix-huit enfants pourront simplement être des enfants.
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