
Charente-Maritime : plus de 5 000 manifestants dans les rues, La Rochelle en tête de la mobilisation

La journée de grève et de mobilisation du jeudi 5 novembre a rassemblé plus de 5 000 personnes en Charente-Maritime, selon les chiffres de la préfecture. À La Rochelle, le rassemblement a réuni plus de 3 000 manifestants selon les autorités, contre 8 000 revendiqués par la CGT. À Rochefort, Saintes et Royan, près de 2 200 personnes ont également défilé. Une mobilisation marquée par la présence des jeunes et le soutien des organisations syndicales.
La contestation sociale a de nouveau mobilisé en Charente-Maritime ce jeudi 5 novembre. À l’appel de plusieurs organisations syndicales, dont la CGT, la CFDT, FO, la FSU et l’UNSA, plusieurs milliers de personnes ont investi les rues du département pour exprimer leur mécontentement face à la vie chère, aux salaires, aux conditions de travail et aux moyens accordés aux services publics.

Selon les chiffres de la préfecture, plus de 5 000 personnes ont participé aux différents rassemblements organisés dans le département. La Rochelle a constitué le principal point de mobilisation de cette journée.
La Rochelle, principal point de rassemblement
Sur le parvis de la gare, le rendez-vous était fixé à 10 h 30. Le cortège rochelais a rassemblé plus de 3 000 personnes selon le décompte des autorités. La CGT avance, de son côté, une participation nettement supérieure, avec 8 000 manifestants revendiqués.
Un écart important entre les estimations qui traduit néanmoins l’ampleur de cette journée de mobilisation dans la principale ville du département.
La manifestation a également été marquée par une initiative inhabituelle : la présence d’une trentaine de musiciens professionnels et amateurs de l’Orchestre du Nouveau Monde. Réunis sur le parvis de la gare, ils ont accompagné la mobilisation en musique.
Yakov, un jeune homme de 25 ans, s’est notamment improvisé chef d’orchestre. Pour les participants, cette initiative entendait apporter de la joie, de l’énergie et une dimension collective à la contestation sociale.
L’orchestre, déjà remarqué lors de précédentes mobilisations nationales, notamment à Paris le 17 octobre, souhaite faire de la musique un moyen de rassemblement et d’expression citoyenne.
2 200 manifestants à Rochefort, Saintes et Royan
La mobilisation ne s’est pas limitée à La Rochelle. À Rochefort, Saintes et Royan, près de 2 200 personnes ont également répondu à l’appel syndical.
À Rochefort, le rassemblement a réuni environ 1 000 personnes place Colbert avant un défilé dans le centre-ville. Une participation importante, portée notamment par la jeunesse.
Les syndicats ont salué le caractère spontané du mouvement initié par les lycéens et les étudiants. Plusieurs organisations ont assuré un encadrement des cortèges afin de garantir la sécurité des jeunes manifestants.
Franck Ribière, secrétaire régional du secteur Finances de la CFDT, a exprimé son soutien à cette mobilisation : « Ils n’en peuvent plus et ils ont raison de manifester. »
Le responsable syndical estime que les questions liées à l’Éducation nationale devraient constituer une priorité pour les gouvernements successifs. La CFDT a également mis en avant le pouvoir d’achat, la justice sociale et une meilleure répartition des moyens.
La jeunesse au cœur des revendications
Au-delà des chiffres de participation, cette journée a été marquée par la place importante occupée par les lycéens et les étudiants dans les cortèges.
Leurs préoccupations rejoignent celles des organisations syndicales : pouvoir d’achat, avenir professionnel, conditions d’études, accès aux services publics et justice sociale.
Les syndicats ont tenu à accompagner cette mobilisation spontanée, tout en rappelant leur attachement au dialogue et à la négociation pour obtenir des réponses concrètes.
Avec plus de 5 000 participants recensés par la préfecture dans le département, la journée du 5 novembre confirme l’ancrage de la contestation sociale en Charente-Maritime. La mobilisation rochelaise, particulièrement suivie, et la participation de la jeunesse donnent à ce mouvement une dimension qui dépasse les seules revendications salariales.
À lire aussi


À Saint-Martin-de-Ré, le logement au cœur des préoccupations des habitants
Lire la suite
