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Sports31 oct. 2026•Rédaction

Halloween : le Stade Rochelais victime d’un double mauvais sort en rugby et en basket !

Halloween : le Stade Rochelais victime d’un double mauvais sort en rugby et en basket !

Un bonbon ou un sort ? Pour le Stade Rochelais, le week-end d’Halloween a surtout tourné au cauchemar. Les rugbymen ont été dominés par le Stade Français, 43 à 24, les filles ont perdu à Clermont ce soir 43 à7, tandis que les basketteurs se sont inclinés de quatre points à Poitiers, 89 à 85. Deux défaites, deux scénarios différents, mais un même constat : les Jaune et Noir ont payé leurs erreurs au prix fort. Derrière les scores, ces revers soulèvent des questions sur la solidité collective, la discipline et la capacité à faire basculer les rencontres dans les moments décisifs.

Rugby : une équipe trop souvent sous pression

À Paris, le Stade Rochelais n’a pas simplement perdu un match : il a laissé le Stade Français imposer son rugby pendant une grande partie de la rencontre. Le score final, 43 à 24, traduit les difficultés maritimes à contenir la puissance parisienne, notamment devant.

Le chiffre le plus parlant est celui des trois essais inscrits par le talonneur italien Giacomo Nicotera. Tous ont été marqués à la suite de ballons portés, une arme pourtant bien identifiée du rugby moderne. Les Rochelais ont été incapables d’enrayer durablement ces séquences, laissant les Parisiens avancer collectivement jusqu’à leur ligne d’en-but. Cette répétition révèle un problème d’efficacité défensive : il ne suffit pas de connaître le point fort de l’adversaire, encore faut-il réussir à le neutraliser.

L’indiscipline a aggravé la situation. Les fautes rochelaises ont offert au Stade Français des pénalités, des positions favorables et des périodes de supériorité numérique. Le carton jaune de Levani Botia en première période a notamment compliqué la tâche des Maritimes au moment où les Parisiens prenaient déjà l’ascendant. Celui de Tolu Latu après la pause a encore fragilisé une équipe qui cherchait à revenir dans la partie.

Le problème ne se résume toutefois pas aux fautes. Les Rochelais ont également manqué de maîtrise dans plusieurs secteurs techniques. En touche, les approximations ont empêché de construire des séquences offensives suffisamment propres. Derrière, l’équipe a eu du mal à mettre ses attaquants dans de bonnes conditions et à enchaîner les temps de jeu. Le jeune demi de mêlée Valentin Bouju a pourtant tenté de donner du rythme, mais il n’a pas toujours trouvé le soutien nécessaire.

La réaction maritime en seconde période mérite néanmoins d’être relevée. Les essais de Salmaan Moerat et l’essai de pénalité ont ramené La Rochelle à portée d’un retour, au moins sur le plan comptable. Mais ces efforts ont été trop irréguliers pour véritablement faire douter les Parisiens. À chaque tentative de relance, une faute ou une imprécision venait interrompre la dynamique.

Le Stade Français, lui, a fait preuve de davantage de cohérence. Sa puissance devant, sa capacité à gagner les collisions et son efficacité dans les zones de marque lui ont permis de contrôler le match, avant d’inscrire un dernier essai à la sirène pour décrocher le bonus offensif.

Cette défaite place les Rochelais face à leurs responsabilités. La question n’est pas seulement de savoir comment encaisser moins d’essais, mais comment retrouver une maîtrise collective qui évite de subir le match. Huitième avec 18 points après cette journée, le Stade Rochelais conserve une position intermédiaire au classement, mais il ne peut pas se permettre de multiplier les prestations aussi fragiles.

Basket : les détails qui coûtent une victoire

Le scénario a été différent pour les basketteurs, mais la déception est tout aussi importante. À Poitiers, le Stade Rochelais Basket s’est incliné 89 à 85 au terme d’un derby disputé, dans lequel les Maritimes ont pourtant eu des raisons de croire à la victoire.

Contrairement aux rugbymen, les basketteurs n’ont pas été dépassés pendant toute la rencontre. Ils ont résisté aux Poitevins, répondu à leurs temps forts et même pris l’avantage dans le troisième quart-temps. À ce moment du match, ils avaient réussi à inverser la dynamique et pouvaient espérer repartir avec un succès précieux.

Mais un match de basket ne se gagne pas uniquement sur les bonnes séquences. Il faut également savoir conserver son avance, gérer la pression et convertir les occasions offertes par l’adversaire. C’est précisément là que les Rochelais ont échoué.

Le chiffre des lancers francs résume une partie du problème : 17 réussites sur 29 tentatives, soit douze points potentiellement laissés en route. Dans une rencontre perdue de quatre points, cette statistique pèse lourd. Tous les lancers manqués n’auraient évidemment pas nécessairement changé le résultat, mais une meilleure réussite aurait considérablement augmenté les chances rochelaises.

La dernière période a également mis en évidence une difficulté à conclure. Poitiers a retrouvé de l’adresse et de l’agressivité au bon moment, notamment grâce à Christopher Dauby et Keaston Willis. Les Rochelais, eux, n’ont pas réussi à répondre avec la même constance. Le tir de l’égalisation tenté par Jimmy Boeheim n’est pas entré, symbole d’une fin de match où les occasions se sont présentées sans être transformées.

Cette défaite est d’autant plus frustrante qu’elle ne sanctionne pas une équipe incapable de rivaliser. Elle sanctionne une équipe qui a montré qu’elle pouvait tenir tête à son adversaire, mais qui manque encore de précision et de sang-froid dans les moments déterminants.

Avec une seule victoire pour six défaites, le Stade Rochelais Basket se retrouve à la vingtième et dernière place du classement d’Élite 2. La situation est préoccupante : les progrès dans le jeu ne suffiront pas si les Rochelais ne parviennent pas à les traduire en résultats.

L’enjeu dépasse désormais la seule qualité du jeu proposé. Il faut retrouver de la confiance, mieux gérer les fins de rencontre et éviter que les erreurs individuelles ne se transforment systématiquement en défaites.

3 défaites, un même besoin de réaction

Il serait réducteur de mettre les trois revers sur le même plan. En rugby, La Rochelle a été largement dominée par une équipe parisienne plus puissante et plus cohérente, tout en se pénalisant elle-même par son indiscipline et ses imprécisions, il en a été de même pour les féminines en Auvergne. En basket, les Maritimes ont été beaucoup plus proches du succès, mais leur manque d’efficacité aux lancers francs et leur difficulté à conclure ont fait basculer le derby.

Les trois équipes partagent cependant un problème central : elles ne parviennent pas à maintenir leur efficacité lorsque la pression augmente. Les rugbymen et women ont subi les temps forts parisiens et clermontois sans réussir à les enrayer. Les basketteurs ont laissé filer une rencontre qui pouvait leur permettre de relancer leur saison.

Cette triple défaite pose aussi la question de la confiance. Pour les filles comme pour les garçons, il faudra retrouver de la rigueur et une meilleure maîtrise des fondamentaux. Pour les basketteurs, le travail devra porter sur l’adresse, la gestion des dernières possessions et la capacité à transformer les bonnes périodes en victoires.

En ce week-end d’Halloween, le Stade Rochelais a donc bien reçu sa dose de frissons. Mais, au-delà de la formule, le mauvais sort n’explique pas tout : les trois équipes devront corriger des faiblesses bien concrètes.

Les supporters, eux, attendent désormais une réaction. Car si l’on peut accepter quelques frayeurs le soir d’Halloween, voir les équipes du Stade Rochelais repartir battues du même week-end a tout d’un véritable cauchemar sportif.

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