
Sel de l'Île de Ré : entre tradition et renouveau, les coulisses d’un cru 2026 prometteur

Alors que les premiers vacanciers de printemps arpentent les pistes cyclables, au cœur des marais salants, une autre effervescence se prépare. Ce jeudi 16 avril, les sauniers de l’Île de Ré peaufinent le “curage” de leurs marais. Une étape de préparation cruciale pour ce que les anciens prédisent déjà comme une année exceptionnelle.
Dans le Nord de l’île, entre Ars et Loix, le paysage se transforme. Les bassins d’argile, méticuleusement nettoyés durant l’hiver, commencent à recevoir les premières eaux du pertuis. Pour les 80 sauniers de la coopérative, ce milieu de semaine est stratégique. Le flux de Sud-Est actuel, sec et constant, est le meilleur allié pour préparer les “œillets” (les bassins de récolte).
L’art de dompter le vent et le soleil
Ici, rien n’a changé depuis le XIIe siècle. Pas de machine, pas de chimie. Le saunier est avant tout un architecte de l’eau. En jouant avec les vannes et les niveaux, il force l’eau de mer à s’évaporer lentement jusqu’à la saturation.

Une nouvelle génération au marais
L’actualité de ce printemps 2026, c’est aussi le renouveau des vocations. La Coopérative des Sauniers enregistre cette année une vague d’installations de jeunes professionnels, souvent en reconversion. Ce métier, qui dépend entièrement des aléas climatiques, séduit par son authenticité et son impact environnemental quasi nul.
En vous baladant ce jeudi, levez le pied et observez ces silhouettes qui manient le “boutou” (le grand râteau en bois) avec précision. Ils ne préparent pas seulement du sel ; ils entretiennent un écosystème unique qui sert de refuge à des milliers d’oiseaux migrateurs.
#IleDeRe #SavoirFaire #Artisanat #SelDeRe #Terroir #PatrimoineVivant #ArsEnRe #AgricultureDurable
À lire aussi


Fort Boyard : un géant de pierre au cœur du Loto du patrimoine… Un symbole régional propulsé sur le devant de la scène !
Lire la suite
